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3 claviers, 27 jeux et 1400 tuyaux

Les jeux sont répartis sur 4 plans sonores : Le Positif, le Grand Orgue, le Récit et le Pédalier.

L’époque baroque

Dès 1701, l’église disposait de l’ancien orgue de la chapelle Notre-Dame qui venait d’y être déplacé. Mais il est jugé inadapté à l’édifice et doit être remplacé par un orgue plus complet. Cet instrument est commandé par la communauté de ville, le 6 août 1759, au sieur Waltrin, facteur d’orgues vosgien, habitant alors Morlaix. Il est assisté de Jacques Magué qui réalise la partie en bois.

Le 28 septembre 1761, les travaux sont achevés et expertisés par l’organiste de la cathédrale de Vannes et celui des Jacobins de Guérande.

Restauration de style romantique

En 1855, la restauration est confiée à Jules Heyer. Originaire de Silésie (l’actuelle Pologne), il est installé à Quimper et est l’ancien collaborateur de Cavaillé-Coll. Il reconstruit l’orgue dans le style romantique allemand.

Il réutilise une grande partie du matériel sonore d’origine. L’instrument perd de son caractère original mais gagne nettement en fiabilité. On trouve dans la facture de Heyer des traits typiquement saxons mêlés de couleurs typiques de la facture romantique française.

    En 1795, La Chouannerie oppose républicains et royalistes dans l’ouest de la France. Après le débarquement des émigrés à Quiberon, des prisonniers internés dans l’église détériorent l’instrument.

    Rhapsodie de Camille Saint-Saëns

    A la suite d’un pèlerinage à Sainte-Anne-la-Palud, Camille Saint-Saëns rapporte des cantiques bretons dont il va se servir pour réaliser une œuvre sous forme de Rhapsodie. Mickaël Gaborieau nous en livre une interprétation originale, sensible et flamboyante.

    “Cet orgue exceptionnel a 260 ans ! C’est un des meilleurs du pays avec ceux de Sainte-Anne et de Carnac.”

    Jean-Yves Gouiffès

    Président, Alre Orgues

    Jules Heyer, un facteur allemand immigré en Bretagne

    Ouvrier d’Aristide Cavaillé-Coll

    Karl Ewald Julius HEYER alias Jules Heyer  est né le 9 mars 1818, à OBER- SCHÖNFELD (aujourd’hui KRASNIK GORNY, en Pologne) en basse-Silésie.  Roland Galtier nous apprend qu’il apprend le métier auprès de Johann Simon Buchholz à Berlin, qui le charge de chaperonner son fils Carl-August Buchholz (encore mineur) à Quimper où celui-ci doit rejoindre Cavaillé-Coll comme apprenti sur le chantier de l’orgue de la cathédrale, en 1847. Et oui, de tout temps, les organiers ont toujours été de grands voyageurs !

    Heyer s’installe ensuite en cette ville où il figure dans les listes du recensement de 1851 comme exerçant la profession de « facteur d’orgues » et se convertit au catholicisme.  A ses débuts quimpérois, son ouvrier-compagnon est Bernhard Thiemann, un allemand lui aussi.

    Facture romantique

    L’administration lui donne alors indifféremment les prénoms de Jules, Charles ou Edmond, et parfois Charles-Jules! Il cesse ses activités en 1893. Son petit atelier de Quimper (HEYER ne semble avoir eu qu’un seul ouvrier) ferme alors définitivement. HEYER meurt le 5 janvier 1900 au couvent des Augustines de Pont-L’abbé où il s’était retiré.

    On trouve dans la facture de Heyer des traits typiquement saxons (coupe au ton, bouches hautes, chapes en biseau, jeux gambés, anches libres) mêlés de couleurs typiques de la facture romantique française (flûte harmonique, anches, plein jeu progressif). Sa région natale, toute proche de la Saxe et de la Thuringe, est riche d’instruments du XVIII° siècle signés de Gottfrie, Silbermann, Casparini, Joachim Wagner,  Zacharias Hildebrandt etc…